Le 21 Février 2016,

Mon réveil sonne à 6h du matin et je n'ai pas dormi de la nuit. Je m’étais couchée à 22h mais à minuit je me lève pour prendre une tisane… Rien à faire, je n’arrive pas à dormir. Avec Phiphi, on a sorti le vélo après 5 mois de repos pour faire un petit tour de 50kms et au retour j’ai bu une boisson de récupération… C’est peut être ça le coupable ?

Bref, je me lève, habituée au thé vert, cette fois-ci, je me suis fait un expresso et me voilà partie pour 1h30 de route, direction #‎Cahors. Une superbe ambiance nous attend, nous sommes guidés dans un parking couvert, j'aperçois des copains de course et on part reconnaître la première montée, qui est pire que la première du Gruissan Phoebus TRAIL. Je suis contente de l’avoir fait pour savoir ce qui m’attend par la suite…

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Départ donné, j’essaie de rester bien placée, je sens que la journée risque d’être longue car je manque de pêche… Le premier talus, après 2 kms mi- footing/ mi- appuyée sur les genoux… Je m’accroche à un petit groupe et on reste ensemble durant une bonne quinzaine de kilomètres. Ça n’arrête pas de monter et de descendre, sur le peu de plat qu’il y a, je me sens bien… Surprise que la foulée soit là. Les copains avec qui je suis me lâchent et je continue tranquillement à mon rythme… Le parcours est vraiment sympa avec un monsieur à cheval qui nous accueille sur les pics et pas mal de spectateurs par ci et par là…

A 6 kms de l’arrivée, j’entends un couple qui arrive sur moi; le garçon dis à la fille : "tu vois ! Tu es revenue sur la première, allez lâche rien !" J’étais super contente de voir qu’une nana est là pour batailler un peu, je l’encourage et lui dis Bravo ! Et je me dis « bon, il me reste assez de jus pour faire la différence, voyons ce qu’elle a dans les pattes ». Son copain explique le restant du parcours, deux belles bosses et une avec des escaliers à la verticale, qui montent au croix qui donnent sur Cahors. On est sur un chemin de fer et Fanny se plaint de crampes… Je saisie la montée en tête et je fonce en me disant qu’il faut que je fasse la différence à cet endroit…. J’y vais, je prends la descente après à fond et me force sur les escaliers d’y aller comme il le faut. J’arrive enfin sur la dernière ligne droite avec des crampes aux mollets qui commencent à se faire sentir (c’est rare que je ressente des crampes donc heureuse qu’on n’est pas arrivées au sprint ! Fanny arrive 2ème à 3 minutes à peine et un potentiel énorme devant elle !